À Aulnay-sous-Bois, radon, argiles et séisme face aux diagnostics de 2026

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 13 634 diagnostics enregistrés à Aulnay-sous-Bois, dont 11,0 % classés F ou G. L’analyse du 24 septembre rapproche ce corpus des risques locaux recensés, sans attribuer aux logements une exposition individuelle non documentée.

À Aulnay-sous-Bois, radon, argiles et séisme face aux diagnostics de 2026 — Aulnay-sous-Bois

13 634 diagnostics enregistrés constituent la base de cette analyse d’Aulnay-sous-Bois, datée du 24 septembre 2026 et fondée sur l’extraction ADEME du 18 septembre. Que disent-ils du bâti lorsqu’on les rapproche du potentiel radon de niveau 1, de la zone sismique 1 et des mouvements de terrain recensés localement ? Ils décrivent des performances énergétiques et des caractéristiques de construction, mais ne mesurent pas ensemble toutes ces dimensions. Pour les argiles, notamment, les faits disponibles ne comportent aucun niveau d’exposition. L’actualité est ici la mise à jour des données et leur lecture croisée, non l’annonce d’un événement municipal ou d’une nouvelle mesure locale.

Radon de niveau 1 : ce que les 13 634 diagnostics ne mesurent pas

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Aulnay-sous-Bois
A16
B77
C6 553
D3 747
E1 738
F833
G670
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

Le potentiel radon communiqué pour Aulnay-sous-Bois est de niveau 1. Ce repère local doit rester distinct de la répartition des étiquettes énergétiques : aucune mesure de radon par logement n’est fournie dans les éléments utilisés. On ne peut donc pas déduire une situation sanitaire individuelle d’une classe A, C ou G, ni calculer une proportion de logements cumulant une étiquette donnée et une mesure particulière de radon. Le rapprochement proposé est une lecture de deux informations disponibles sur le même territoire. Ce n’est pas un croisement d’observations réalisées à l’intérieur de chaque logement, et encore moins une évaluation sanitaire de ses occupants.

Cette distinction change la portée concrète des chiffres. Les 1 503 diagnostics classés F ou G, soit 11,0 % des enregistrements, renseignent la partie la moins bien classée du corpus énergétique. Ils ne désignent pas 1 503 logements uniques, et rien dans les faits fournis ne permet de les associer à une situation particulière concernant le radon. Inversement, le potentiel radon de niveau 1 ne renseigne pas sur la consommation des biens concernés. Présenter ces indicateurs côte à côte est utile pour comprendre les différentes dimensions du bâti local, à condition de ne pas fabriquer entre eux un lien que les données ne démontrent pas.

  • Repère territorial disponible : un potentiel radon de niveau 1 pour Aulnay-sous-Bois.
  • Repère énergétique disponible : 1 503 diagnostics F ou G, soit 11,0 % des diagnostics enregistrés.
  • Information absente des faits fournis : une mesure de radon associée à chaque logement ou à chaque diagnostic.

Argiles et mouvements de terrain : une exposition non chiffrée ici

Géorisques recense la famille « Mouvement de terrain » parmi les risques locaux communiqués. Pour autant, les éléments autorisés ne précisent ni un niveau d’exposition aux argiles, ni une répartition de cette exposition dans la commune. Il serait donc incorrect de transformer cette famille générale en constat détaillé sur les argiles à Aulnay-sous-Bois. Aucun nombre de diagnostics situés dans un périmètre associé aux argiles n’est disponible. Aucun secteur ne peut davantage être présenté comme plus exposé qu’un autre. Dans cette analyse, le sujet des argiles apparaît ainsi comme une limite documentaire explicite, et non comme un risque quantifié à partir du fichier énergétique.

L’ancienneté du bâti pourrait inciter à rapprocher trop rapidement construction ancienne et mouvements de terrain. Le corpus comporte bien une forte présence de périodes anciennes, mais aucune relation mesurée avec cette famille de risques n’est fournie. Une date de construction ne constitue donc pas, dans les données présentées, un indicateur d’exposition aux argiles. De même, une mauvaise étiquette énergétique ne documente pas l’état du bâtiment face aux mouvements de terrain. La conséquence éditoriale est simple : décrire simultanément l’âge et les performances du bâti reste possible, mais attribuer une fragilité particulière aux logements anciens ou classés F et G dépasserait les informations disponibles.

Zone sismique 1 : un repère distinct des autres risques recensés

La commune se trouve en zone sismique 1, qualifiée de « TRES FAIBLE » dans les informations transmises. Ce classement territorial n’est pas une étiquette énergétique et ne constitue pas une observation individuelle de chaque bâtiment. Il ne permet donc pas de départager les diagnostics classés C, D ou E selon un comportement face au séisme. Réciproquement, les consommations et les périodes de construction du corpus ne permettent pas de réviser ce zonage. La lecture locale doit conserver cette séparation : le classement sismique décrit un cadre territorial, tandis que les diagnostics enregistrés apportent d’autres informations, sans fournir ici d’évaluation sismique bâtiment par bâtiment.

Les autres familles recensées par Géorisques sont l’inondation, le phénomène lié à l’atmosphère et le transport de marchandises dangereuses, en plus du mouvement de terrain. Leur présence dans les faits disponibles permet de les signaler, mais pas d’en préciser l’intensité, la fréquence ou le nombre de logements concernés. Ces catégories ne doivent pas être fusionnées avec le radon ou la zone sismique dans un indice global improvisé. Les éléments transmis ne proposent aucun score de ce type. Ils ne décrivent pas non plus un événement récent : leur mention dans l’actualité du 24 septembre relève d’une contextualisation des données locales, sans annonce de sinistre.

  • Zone sismique : 1, avec la qualification « TRES FAIBLE ».
  • Familles recensées : Inondation et Mouvement de terrain.
  • Autres familles recensées : Phénomène lié à l’atmosphère et Transport de marchandises dangereuses.

1948-1974 : 57,7 % du corpus géolocalisé, sans causalité établie

La période de construction dominante est 1948-1974, avec 57,7 % du corpus géolocalisé. Les repères d’ancienneté fournis indiquent aussi 16,3 % de bâti antérieur à 1949, 74,1 % antérieur à 1975 et 88,3 % relevant de périodes antérieures à 2001. Ces seuils se recouvrent : ils ne correspondent pas à des parts indépendantes que l’on pourrait additionner. Ils décrivent la profondeur historique du bâti représenté dans les données. Ils ne disent pas quelle proportion de chaque période est concernée par le radon, les mouvements de terrain ou une autre famille de risques, faute de ventilation conjointe dans les faits disponibles.

Les maisons individuelles représentent 17,3 % selon les caractéristiques fournies, et la surface médiane est de 67 m². Ces deux repères complètent la description du corpus, sans autoriser une répartition des risques entre maisons et autres biens. On ne dispose pas davantage d’une consommation médiane propre aux seules maisons ou d’un décompte des maisons classées E, F et G. L’intérêt de cette distinction devient concret lorsqu’on aborde l’audit énergétique : le type de bien compte dans son champ d’application, mais les chiffres agrégés ne suffisent pas à identifier les biens concernés. Un portrait statistique local ne remplace donc pas les caractéristiques individuelles nécessaires à cette lecture.

1 503 diagnostics F ou G : un enjeu énergétique, pas un indice de risque

La répartition énergétique est dominée par 6 553 diagnostics C, soit 48,1 %, et 3 747 diagnostics D, soit 27,5 %. Les classes A et B réunissent respectivement 16 enregistrements, soit 0,1 %, et 77 enregistrements, soit 0,6 %. À l’autre extrémité, on compte 1 738 diagnostics E, soit 12,7 %, 833 diagnostics F, soit 6,1 %, et 670 diagnostics G, soit 4,9 %. Tous ces effectifs portent sur des diagnostics enregistrés. Ils n’indiquent ni la distribution de l’ensemble des logements uniques de la commune, ni leur exposition respective aux risques recensés par Géorisques, ni la présence de mesures sanitaires individuelles.

La consommation médiane atteint 158 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé est de 934 €. Le chauffage principal dans l’extraction est le Réseau de Chauffage urbain, avec 6 269 diagnostics. Ces indicateurs documentent la dimension énergétique, mais les faits ne donnent pas leur répartition selon les catégories de risques. Ils ne permettent pas non plus d’expliquer la présence des classes C ou D par ce mode de chauffage. Le coût médian reste une estimation descriptive du corpus, pas une dépense promise pour un logement. Aucune de ces valeurs ne constitue enfin une mesure du radon ou un indicateur chiffré d’exposition aux argiles.

Nord, Bourg, Parc : aucun palmarès d’exposition entre les secteurs

Les secteurs IRIS analysés sont Nord, Bourg, Anatole France, Parc et Gros Saule. Cette liste précise le cadre territorial de l’analyse, mais aucun effectif de diagnostics par secteur n’est fourni ici. Il n’existe pas non plus, dans les faits transmis, de répartition sectorielle des classes F et G, du potentiel radon ou de l’exposition aux argiles. On ne peut donc pas annoncer qu’un secteur concentre les bâtiments les plus anciens, les plus consommateurs ou les plus exposés. La présence de noms de secteurs ne suffit pas à produire un classement local : il faudrait des informations comparables à cette échelle, absentes de cette publication.

L’unité géographique doit aussi rester cohérente avec l’unité statistique. Un repère fourni à l’échelle communale ne devient pas automatiquement un constat détaillé pour chaque adresse de Nord, de Bourg ou de Gros Saule. De même, une part calculée sur le corpus géolocalisé ne peut pas être présentée sans précaution comme la part de tous les logements d’un secteur. Les données disponibles permettent de nommer le périmètre étudié et de dresser un profil d’ensemble. Elles ne permettent pas d’isoler un cumul local entre ancienneté, étiquette énergétique et risque. Cette limite interdit autant les alertes ciblées non étayées que les assurances sectorielles infondées.

Du 18 au 24 septembre 2026 : comment lire les périmètres disponibles

La date du 24 septembre 2026 est celle de cette analyse ; la dernière extraction ADEME utilisée est datée du 18 septembre 2026. Le périmètre communal est Aulnay-sous-Bois, dans le 93, avec le code INSEE 93005. La population de référence du jeu local est de 87 599 habitants. Cet effectif de population ne fournit pas un nombre de logements et ne permet pas de mesurer la couverture du parc par les diagnostics. Surtout, un même logement peut apparaître plusieurs fois dans les 13 634 enregistrements. Parler de 13 634 diagnostics enregistrés distincts ferait donc disparaître une limite fondamentale de la base exploitée.

La méthode consiste à rapprocher les indicateurs énergétiques disponibles des repères territoriaux de risques, en conservant leurs dénominateurs et leurs limites. Les pourcentages d’étiquettes portent sur les diagnostics enregistrés ; la période dominante est explicitement rapportée au corpus géolocalisé. Les faits ne fournissent ni série antérieure comparable, ni appariement individuel entre diagnostic et exposition à chaque risque. Cette dernière photographie ne permet donc pas de conclure à une amélioration énergétique récente ou à une aggravation des risques. Elle décrit un état des informations utilisées. Le croisement est documentaire et analytique, pas une démonstration statistique de corrélation entre performance énergétique et exposition naturelle ou sanitaire.

  • Conserver la distinction entre date de publication, le 24 septembre, et date d’extraction ADEME, le 18 septembre 2026.
  • Lire les effectifs énergétiques comme des diagnostics enregistrés, sans les convertir en logements uniques.
  • Ne pas attribuer aux secteurs ou aux adresses une exposition individuelle absente des données fournies.
  • Ne pas déduire une évolution dans le temps d’une seule photographie statistique.

Location et vente : des conséquences liées aux étiquettes, non au radon

Les conséquences réglementaires fournies concernent la performance énergétique, et non un croisement avec le potentiel radon ou la zone sismique. En métropole, les logements G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. À Aulnay-sous-Bois, les 670 diagnostics G, les 833 F et les 1 738 E donnent une mesure de ces classes dans le fichier. Ils ne comptent pas les logements actuellement proposés à la location. On ne peut donc pas en tirer un nombre de nouveaux baux concernés dans la commune.

À Aulnay-sous-Bois, un dernier point concerne les vendeurs. Pour la vente, l’audit énergétique réglementaire concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec l’extension à la classe E depuis le 1er janvier 2025. Les données locales ne croisent pas ces étiquettes avec les catégories de biens et les ventes : elles ne permettent pas de chiffrer le nombre d’audits concernés. Cette conséquence reste distincte des questions de radon, d’argiles et de séisme. La photographie disponible apporte ainsi un cadre précis pour lire les performances enregistrées et les risques recensés, tout en laissant ouvertes les situations individuelles que les chiffres agrégés ne documentent pas.

Questions fréquentes

Les 13 634 diagnostics correspondent-ils à autant de logements différents ?

Non. La base contient 13 634 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les effectifs et pourcentages d’étiquettes ne constituent donc pas un décompte de logements uniques.

Quel niveau d’exposition aux argiles est fourni pour Aulnay-sous-Bois ?

Aucun niveau d’exposition aux argiles n’est fourni. Géorisques recense la famille « Mouvement de terrain », mais cette information ne permet pas de quantifier ici l’exposition aux argiles ni de comparer les secteurs.

Peut-on relier les diagnostics F et G au potentiel radon de niveau 1 ?

Les faits donnent séparément un potentiel radon de niveau 1 et 1 503 diagnostics F ou G, soit 11,0 % des enregistrements. Ils ne fournissent aucune mesure de radon associée aux diagnostics permettant d’établir un lien individuel.

Sources officielles

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